Lecture : Une journée d’Ivan Denissovitch

Article rédigé par Cass’

De quoi parle le livre ?

Ivan Denissovitch Choukhov est condamné aux travaux forcés soviétiques : cela fait huit ans qu’il est maintenant détenu au goulag, en Sibérie, où la température extérieure atteint des sommets incroyablement bas. Une journée banale d’un zek (un détenu) n’est pas de tout repos. C’est ce que nous découvrons dans ce roman, qui commence à la seconde à laquelle Choukhov est arraché à son sommeil matinal, jusqu’à celle où il ferme les yeux.

Mon avis sur le livre !

            J’ai tout d’abord trouvé ce roman assez long à lire, bien que le nombre de pages ne soit pourtant pas excessif, ce qui est peut-être dû au fait qu’il n’y a aucun chapitre.

D’autre part, j’ai été vraiment interloquée par le point de vue que portait le narrateur sur sa situation au goulag, d’autant plus que l’auteur, Soljenitsyne, a vraiment été au goulag. En effet, à l’entendre, nous aurions presque l’impression que les camps staliniens étaient une promenade de santé. Non par le fait que l’auteur ne dévoile toute l’horreur des camps, mais par celui que Choukhov parvient toujours à relativiser. Il parvient à trouver des moments de bonheur dans un univers monstrueux. Par exemple, il paraît être le plus heureux des Hommes lorsqu’il obtient une double ration de repas, repas qui consiste en réalité en une soupe qui semble être au poisson, puisque les écailles et les arrêtes y nagent encore.

Par ailleurs, je trouve incroyable que le roman entier se soit déroulé en seulement vingt-quatre heures, car j’ai eu l’impression que plusieurs jours s’étaient écoulés tant il y avait à dire en une journée.

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